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Troisième Mi-Temps

Etudiant en STAPS, triathlète, fou de sports et chasseur d'émotions...

[Cyclisme] Wanty-Groupe Gobert, les larmes aux yeux

Publié le 18 Avril 2016 par Martin Cauwel

Flamme rouge

 

 Wanty-Groupe Gobert, les larmes aux yeux 

 

 

 

Les deux indexes pointés vers le ciel. Un visage apaisé mais toujours parcouru par de multiples émotions. A 34 ans, Enrico Gasparotto est un récidiviste. Après 2012, le coureur italien décroche une nouvelle victoire dans la plus prestigieuse classique néerlandaise : l'Amstel Gold Race.

 

 

 

La première des « Ardennaises » se dispute sur les hauteurs toutes relatives du plat-pays et propose 34 côtes répertoriées à ceux qui l'audace de la défier. Qu'importe le scénario de la course, où peu de favoris ont pu jouer les premiers rôles, l'édition 2016 sera à jamais marquée par la formation Wanty-Groupe Gobert.

 

D'un point de vue purement sportif, l'équipe belge qui évolue en Continental Pro, la 2ème division du cyclisme mondial, réalise le formidable numéro d'accrocher à son palmarès une classique de premier plan, généralement chasse gardée des formations World Tour.

 

 

Mais l'Amstel 2016 s'inscrit dans la lignée des grandes histoires du sport. Le 27 mars dernier, le peloton apprenait la tragique disparition du jeune coureur belge de 25 ans Antoine Demoitié, victime d'un accident lors de Gand-Wevelgem alors qu'il portait les couleurs de la Wanty. Touchée dans son cœur et dans sa chair, l'équipe lui a rendu un vibrant hommage en brillant sur les épreuves suivantes. Une échappée au long court et un top 10 pour Dimitri Claeys sur le Tour des Flandres enclenchait cette dynamique qui poussera Enrico Gasparotto sur le podium (2ème) de la Flèche Branbançonne, quelques jours avant l'apothéose de l'Amstel Gold Race.

 

Dans le final, le peloton se présente dans les rues de Valkenburg, lancé à la poursuite du belge Tim Wellens sorti seul à 6km de la ligne. Il ne reste plus qu'une bosse, le Cauberg et sa pente qui atteint les 12 %, puis 1800 mètres avant l'arrivée où les fuyards qui auront tenté leur chance dans l'ascension devront résister au peloton.

Survolté, emporté par l'émotion ravivée par la visite de la compagne de son ex-coéquipier Antoine Demoitié la veille, animé d'une féroce détermination, Gasparotto place l'accélération la plus tranchante, celle qui lui permet d'enterrer ses adversaires à l'exception du danois de la Tinkoff, Michael Valgren. Au sprint, le coureur de la Wanty s'adjuge la plus belle victoire de sa carrière.

 

 

Quand l'italien a attaqué dans le Cauberg, il emmenait un braquet énorme. Dans le dernier kilomètre, vent de face, il n'a pas faibli, emmenant même Valgren pour le déposer dans les 200 derniers mètres.

Peut-être parce qu'ils étaient deux à appuyer sur les pédales.

 

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